Jeudi après-midi, Claire est venue dans notre classe pour animer un atelier dans le cadre de la Semaine du goût.

Elle travaille à l’INAO ( Institut National de l’Origine et de la Qualité ), sa mission est d’aider les producteurs à valoriser leurs produits.

A la découverte du gout

Elle a tout d’abord procédé à un rappel des 5 sens : l’ouïe ( fonction auditive ), la vue ( fonction visuelle ), le gout ( fonction gustative ), le toucher ( fonction tactile ) et l’odorat ( fonction olfactive ).

Et des saveurs : salée, sucrée, amère, acide et umami ( mot japonais qui désigne l’ensemble des 4 saveurs ).

Claire invite ensuite les enfants à goûter différents liquides, tous transparents, pour essayer de retrouver les différentes saveurs…

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Pour le prochain exercice, il faut se boucher le nez, avaler une gorgée et ensuite seulement déboucher son nez. Que se passe-t-il alors ?

En débouchant son nez, un appel d’air se fait et libère l’arôme. C’est seulement à ce moment qu’on sent le gout de la pomme. C’est la rétro-olfaction.

Retro olfaction

Nous poursuivons les exercices avec une dégustation de 2 produits colorés. Pour chacun d’eux, Claire demande aux enfants de noter la couleur et la saveur.  

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Pour beaucoup, nous nous sommes laissés tromper par notre vue, le liquide vert n’était pas de la menthe…

Test olfactif

Différentes petites capsules ont ensuite circulé de table en table. Les élèves devaient essayer de reconnaitre le produit à son odeur.

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Atelier fabrication du beurre

Nous avons ensuite baratté la crème pour obtenir du beurre. Une incroyable énergie a du être déployée pour arriver à ses fins !

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Chaque élève est reparti avec son petit pot.

Atelier dégustation de fromages normands

Camembert de Normandie, Pont-l’Evêque, Livarot et Neufchâtel n’ont plus de secret pour nous !

Claire a d’abord rappelé les différentes étapes d’une dégustation : on regarde le produit, on peut le toucher, on le sent, on le goute et on peut écouter ce qui se passe dans la bouche quand on mâche ( moins évident pour le fromage… ).

Pour le camembert de Normandie, nous avons observé sa croute orangée. On appelle cela une croute fleurie, ce sont des moisissures comestibles ( = que l’on peut manger ).

Nous avons ensuite observé sa pâte : écrue avec de petites ouvertures. Au toucher, c’était moelleux.

A l’odeur, il sentait fort…

Place à la dégustation.

Au goût, il était puissant, franc, de saveur salée. Un goût qui reste bien en bouche.

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Pour le Neufchâtel, nous avons noté sa texture crayeuse.

Pour le Livarot, c’est sa couleur et son fil qui ont interpellé les enfants. En effet, lavé avec de la saumure, un mélange d’eau salée et de colorant orange que l’on appelle le roucou, le Livarot possède tout autour de lui des fils qui ne se mangent pas. Ce sont des lèches ( jonc séché ) que l’on met tout autour du fromage. A l’origine, c’était pour l’aider à se "tenir" car il était coulant. Maintenant, ce n’est plus utile mais cette particularité est rendue obligatoire puisqu’elle figure dans le cahier des charges car c’est ce qui a fait la spécificité du produit.

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Tous ces fromages sont des AOP ( Appellation d’origine protégée )

 Un grand MERCI à Claire pour ce bel atelier !