Pour terminer cette aventure, nous avons passé l’après-midi au cœur du bivouac en compagnie de Mathias.

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Il nous a présenté les différentes tentes qui pouvaient être utilisées lors des expéditions.

La tente de droite possède une toile ignifugée pour permettre l’utilisation d’un poêle à bois. Mais on ne peut pas l’utiliser sur la banquise. Tout d’abord parce qu’on n’aurait pas de quoi l’accrocher et ensuite parce qu’elle a une trop grande prise au vent et s'envolerait au moindre coup de vent… De plus, il faut 45 minutes pour la monter. Il faut commencer par tasser la neige ( car il n’y a pas de sol sous cette tente ) et y installer un "tapis" de branches de sapin. Outre sa bonne odeur, le sapin a la particularité d'être isolant et ne laissera donc pas partir la chaleur humaine et celle du poêle à bois. 

La tente de gauche, la jaune, est faite avec un tissu en nid d'abeilles qui absorbe les rayons du soleil. Elle est très inflammable. Il y a des éponges sur les côtés pour absorber la condensation qui se forme sur la toile et éviter ainsi qu'elle ne gèle.  

Il faut dormir nu dans le sac de couchage en plastique afin de favoriser la transpiration et pour garder au maximum cette chaleur sur soi. 

Dans la tente Alaskane, on dort avec un sac de couchage en soie, puis un deuxième sac, un troisième, un quatrième, un cinquième, tout cela pour créer de la chaleur et enfin un sixième en plumes d'oies blanches.  

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Lucie

Par grand froid, pour dormir, le musher porte également un masque en Néoprène. Il doit se réveiller toutes les 20 à 30 minutes pour casser la glace qui s'est formée sur le masque. 

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Zacharie

Lorsqu'il part en expédition, le musher doit revêtir 5 combinaisons. La dernière est en plumes d'oies blanches. Il porte aussi une cagoule, des moufles, 2 paires de sous-chaussettes, des chaussettes et de grosses bottes qui font 3 tailles de pointures au-dessus de la sienne.

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